Le Goli : Un masque sacré devenu une véritable attraction



Le masque Goli est passé du sacré à la réjouissance

Le peuple Baoulé est connu pour sa diversité culturelle. Le masque Goli qui fait partie intégrante de son riche patrimoine culturel est passé du sacré à la réjouissance, alors que d’autres sont restés dans la discrétion totale.

Autrefois sacré, le Goli ne faisait son apparition que pour des cérémonies exceptionnelles. Telles que les funérailles de chefs, des initiés, des dépositaires du masque et des baptêmes d’enfants d’initiés.

Lors de ces différentes sorties du masque, des sacrifices sont faits pour conjurer le mauvais sort qui pourrait atteindre le village.

Taillé dans du bois mi-dur, le masque présente des cornes d’antilope, un visage de crocodile sur lequel figure un éléphant, symbole de force et de sagesse. Sur les côtés, deux disques rouges symbolisent le soleil.

Il est habillé d’une cape en peau d’antilope recouvrant un amas de fibres de feuilles de palmier fraîches.

Aujourd’hui, ce patrimoine culturel, emprunté par les Baoulé à leurs voisins Wan vers 1900, est sorti du cadre purement traditionnel.

Le Goli est devenu plus qu’une attraction touristique. Un spectacle qui implique tout le pays, pouvant se danser lors de divertissements de tous genres. Le masque a même traversé les frontières du pays. Il est présent dans les festivals et les événements touristiques.

Mais cette transition n’a pas détérioré la sacralisation du masque. Car avant sa prestation, des sacrifices sont toujours faits.

Parlant de la danse, elle est rythmée par une corne appelé cor dans lequel souffle un initié choisi. Il communique avec le masque à travers cet instrument.
Les autres membres du groupe accompagnent le cor avec de grosses calebasses appelées ‘’Toha’’ habillés de files ornés de petits grains qu’ils tiennent en mains pour rythmer la danse.

La plupart des chansons qui accompagne les danseurs, sont tirées du riche répertoire Wan.

Les masques sortent par pairs, c’est d’abord les petits masques masculins « Kplé-Kplé » présentant des faces rondes qui annoncent les couleurs, suivis ensuite par les ‘’Goli Glin’’. C’est les masques féminins à tête d’homme aux coiffures tressées en forme de crête les ‘’Kpan’’ ou ‘’Allièkora’’ qui bouclent la danse.

A chacune de ses sorties, le Goli ne cesse de fasciner les spectateurs. Il est sorti des sentiers battus pour une véritable attraction.

 

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