Atôvlè : Un mariage qui valait son pesant d’or en pays Baoulé



Atôvlè, un mariage qui valait son pesant d’or en pays Baoulé.

Il était célébré par des transferts importants de poudre d’or et des festivités onéreuses. Mais aujourd’hui l’Atôvlè a disparu des us et coutumes. Au-delà des raisons de la disparition de cette pratique. Découvrez le mariage des nobles en pays Baoulé.

L’Atôvlè date de plusieurs années, avant les indépendances. Chez les Baoulé, il demeure d’une grande importance. Ce rituel exclut le mariage forcé. Il observe des règles traditionnelles très strictes.

En effet, on ne choisit pas n’importe quelle fille comme Atôvlè. Elle ne doit pas appartenir à la classe des captifs ou ‘’Kanga’’ (esclaves achetés au XIXème siècle).

Pour la célébration de l’Atôvlè, il faut franchir plusieurs étapes précédées de longues discussions entre les familles des fiancés.

C’est pourquoi, quand une jeune fille est choisie comme Atôvlè dans une famille, elle est traitée comme une reine.

Ses parents devraient être à la tâche de sorte qu’elle conserve sa virginité. Elle doit être toujours propre, bien habillée avec des parures en or, le temps que le mariage soit célébré et qu’elle regagne son foyer conjugal.

Ce mariage coutumier est une cérémonie onéreuse au cours de laquelle la jeune fille adolescente est célébrée dans toute sa splendeur. C’est le lieu le plus indiqué pour elle de faire ressortir toute sa rondeur.

La cérémonie est sanctionnée par des transferts importants de poudre d’or et kaolin pour conjurer les mauvais sorts sur la mariée.

Lorsque deux familles contractent un tel mariage, elles s’assurent des droits sans partage sur les enfants.

Après cette cérémonie festive, la famille de l’Atôvlè Bla (femme atôvlè) renonce à tous ses droits sur elle.

Quant à la mariée, elle n’a pas le droit de retourner chez ses parents après le mariage, quelque soit la situation. Parfois, les visites sont interdites car sa liberté est restreinte. A sa mort elle était enterrée dans le village de son mari et il en allait de même pour ses enfants.

Cette tradition qui scelle les liens entre deux grandes familles, n’est pas seulement une forme prestigieuse de mariage, mais c’est aussi un moyen de créer autour de ces familles un équilibre social.

Car, chez les Baoulé, l’idéal d’une famille noble est de garder auprès d’elle non seulement ses propres enfants, mais encore ses liens parentaux.

Aujourd’hui, cette pratique traditionnelle a disparu car le peuple Baoulé s’est tourné vers le mariage ordinaire qui offre plus de liberté à la femme et assure son émancipation financière et sociale.

 

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